comment devenir franc-maçon

Posté par maitrelamer le 25 avril 2016

L’Esotérisme en vogue

 

 

Francmaconnerie

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kinésiologie
L’homéopathie et son arrière-plan spirituel
Acupuncture
Anthroposophie
Les fleurs de Bach
Nature ou esprit?
La santé à tout prix?
Médecines alternatives: par rapport à quoi?
Les médecines parallèles
Lorsque des esprits impurs (démons) s’attaquent à l’âme…
Yoga et training autogène
La mort d’un gourou
La sophrologie
Méditation chrétienne ou méditation orientale?
Saint-Esprit, esprit « cosmique », esprits occultes
L’ésotérisme comparé à la foi chrétienne
Bouddhisme, une approche athée de l’hindouisme
« J’ai sombré dans l’occultisme pour apaiser mes angoisses »
A la recherche de la vérité
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Examiner toutes choses à la lumière de la Bible
Religion de l’homme ou révélation divine?
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Comment discerner un ange déchu d’un ange divin?
L’astrologie
Halloween et Carnaval
La franc-maçonnerie: un humanisme mystique
Obsédé par le trésor caché du pirate
L’attraction de l’invisible
La puissance spirituelle du sang de Jésus
Les fruits d’une prière pleine de foi
La présence surnaturelle de Dieu

 

 

 

Mc

Tentatives de définitions
Il semble presque impossible de donner une définition unique de la franc-maçonnerie4. Certains spécialistes du sujet estiment même qu’il y aurait « autant de définitions que de francs-maçons »4. Les obédiences maçonniques elles-mêmes défendent chacune, par des définitions différentes, leur conception particulière de la franc-maçonnerie. Ainsi, pour ne prendre à titre d’exemple que quelques-unes des plus importantes d’entre elles:

« La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité [...] » (Constitution du Grand Orient de France)
« La Franc-maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité. » (Constitution de la Grande Loge de France)
« La Franc-maçonnerie est d’abord une alliance d’hommes libres de toutes confessions et de tous horizons sociaux. » (Grande Loge suisse Alpina)
« Freemasonry is one of the world’s oldest and largest non-religious, non-political, fraternal and charitable organisation. » (La franc-maçonnerie est l’une des organisations non religieuses, non politiques, fraternelles et charitables les plus anciennes et les plus grandes au monde.) (Grande Loge unie d’Angleterre)
« La Franc-maçonnerie, ou plus précisément, l’Ordre des Maçons Anciens, Francs et Acceptés, est une société initiatique et philosophique dont les origines se perdent dans la nuit des temps. » (Grande Loge du Québec).
Faute de pouvoir lui donner une définition unique, les sciences humaines peuvent appréhender la franc-maçonnerie comme un ensemble de phénomènes historiques et sociaux, « polymorphes dans le temps comme dans l’espace4 », qui n’ont en commun qu’un assez petit nombre de traits et dont la diversité est telle qu’elle amène même nombre d’auteurs à préférer utiliser le pluriel pour parler de franc-maçonneries.

À titre d’exemple, un auteur tel qu’Yves Hivert Masseca4 propose un découpage en cinq grands types de francs-maçonneries, différentes en principe malgré l’existence de nombreux cas intermédiairesN 4:

Une franc-maçonnerie « ésotérique », mettant l’accent sur le processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres » extérieures à une « illumination » intérieure. Ce type de franc-maçonnerie se retrouve plutôt sur le continent européen, notamment dans leurs « hauts grades maçonniques ».
Une franc-maçonnerie « chrétienne » qui se conçoit comme un approfondissement de la spiritualité chrétienne. C’est le cas notamment du Rite suédois et des obédiences scandinaves ou allemandes qui n’acceptent (ou n’ont longtemps accepté) que des membres chrétiens, le plus souvent protestants.
Une franc-maçonnerie de type « ancienN 5 / anglo-saxon » qui considère que le but de la franc-maçonnerie est l’éducation morale et civique de ses adeptes. Ce type de franc-maçonnerie la définit habituellement comme un « système particulier de morale, enseignée sous le voile de l’allégorie au moyen de symboles ». Elle s’interdit toute discussion politique ou religieuse et exigeait habituellement de ses membres, jusqu’à la fin du xxe siècle, qu’ils appartiennent à une religion monothéisteN 6. Ce type de franc-maçonnerie est extrêmement majoritaire en Amérique du Nord et dans les pays du Commonwealth.
Une franc-maçonnerie « moderneN 5, libérale et symbolique » qui, se réfère à la première version des Constitutions d’Anderson (1723) et « se réclame à la fois d’une tradition et du progrès, d’une forte pratique symbolique et d’une réflexion civique et morale4 ». Elle est surtout présente en Europe continentale et en Amérique latine.
Une franc-maçonnerie « agnostique », qui affirme que les conceptions métaphysiques et religieuses des candidats n’ont pas à être prises en compte pour l’admission et qui travaille principalement à l’instauration d’une société meilleure en autorisant dans les loges les discussions politiques. Le plus souvent mixte, elle est majoritaire en FranceN 7 et très présente dans le reste de l’Europe continentale.

 

 

A faire

Comment puis-je devenir Franc-Maçon ?
Il faut que vous sachiez tout d’abord que cet engagement va bouleverser toute votre vie car nul n’entre sans conséquence dans la voie qui conduit vers la Connaissance.
De plus, vous devrez respecter, si vous vous trouvez accepté, l’obligation d’assiduité, d’entraide fraternelle et d’obéissance dans tous les grades et toutes les structures auxquelles vous appartiendrez.
Si vous avez un vrai désir, de l’intelligence et suffisamment de courage pour consacrer votre existence à la découverte de votre vérité, peut-être vous sera-t-il donné de devenir maçon ; ce sont les membres de la loge recevant votre demande d’admission qui en décideront en leur âme et conscience.
Soyez patient, il s’écoule souvent beaucoup de temps entre le moment où l’on décide de consacrer sa vie à la maçonnerie et celui où l’on reçoit la première lumière. Il s’agit là d’une épreuve destinée à s’assurer de la réalité de votre engagement car que sont un certain nombre de mois à côté d’une vie toute entière ? 

 

Rituel magie rouge

HISTOIRE DE LA FRANC-MAÇONNERIE DEPUIS 1717

La Grande Loge Nationale Française veille au respect des institutions sur lesquelles elle repose, cette chaîne ininterrompue de valeurs que bien des maçons ont eu le courage de défendre avec ténacité et fidélité au fil du temps. Non seulement, la structure actuelle est apparue en 1913 pour restaurer les principes fondateurs mais elle demeure dépositaire et garante de ce principe de par le monde. La mission de la Grande Loge Nationale Française est aussi (au-delà) des frontières de l’Hexagone de veiller au maintien des principes qui fondent la Tradition.

Des Maçons opératifs aux spéculatifs

La Franc-maçonnerie est devenue spéculative (du latin « speculum »   »miroir ») officiellement en 1717 à Londres sous l’influence du pasteur Anderson et de son ami proche le physicien Newton, membre de la Royal Society. La Franc-maçonnerie spéculative est indissociable du mouvement encyclopédiste et du siècle des Lumières. Dans la plus pure tradition des bâtisseurs de Cathédrales, les Francs-maçons ont su conserver la symbolique du métier qu’ils ont enrichie par les enseignements hermétiques de l’alchimie et les richesses de la tradition chevaleresque. Grâce à une palette très riche de 6 rites, la Grande Loge Nationale Française propose une variété de nuances dans l’approche de la Spiritualité.

Ces Francs-maçons qui ont changé le monde

Amadeus Mozart, Le Marquis de La Fayette, Talleyrand, Goethe, Voltaire, Bougainville, George Washington, Baudelaire, Isaac Newton,  Simon Bolivar, Stendhal, Aldrin, Théodore Roosevelt, Rudyard Kipling, Joseph Haydn, Jean-Jacques de Cambacérès, Harry Truman, George VI, Malcom Campbell, Marie-Thérèse de Lamballe, Clark Gable, Duke Ellington, …furent initiés à la franc-maçonnerie, Franklin Roosevelt et Winston Churchill : les artisans de la paix de Yalta, aussi.

La Franc-Maçonnerie en France : un paysage contrasté

La Grande Loge Nationale Française qui a l’autorité spirituelle d’un Ordre, bénéficie d’une position particulière dans le paysage maçonnique français. Première obédience régulière d’Europe continentale, résolument ancrée sur les valeurs de l’Initiation traditionnelle, elle représente en France le courant spiritualiste de la Franc-maçonnerie universelle. Héritière des bâtisseurs de cathédrales, elle perpétue les fondements métaphysiques de la réflexion sur l’existence de Dieu.

Dépositaire de la régularité des origines, la Grande Loge Nationale Française est fière de perpétuer la longue tradition initiée par ses brillants fondateurs.

 

 

 

Laicite
TROIS ÉTAPES POUR DEVENIR FRANC-MAÇON
Pour devenir Franc-maçon la première condition, nécessaire mais non suffisante, est d’en éprouver l’envie. Toute démarche ne peut être entreprise que de la libre et propre volonté du candidat.

Il est de coutume d’avoir un parrain qui propose d’entrer en Franc-maçonnerie. Dans la pratique, l’évolution des mœurs et des moyens de communication voit les demandes spontanées auprès de la Grande Loge Nationale Française. Dans ce cas, la Grande Loge Nationale Française confie à l’un de ses membres le soin de rencontrer le candidat et de cerner avec lui ses motivations.

Pour entrer dans l’Ordre, il faut, faire expressément acte écrit de candidature, être présenté par un parrain et avoir l’âge de 21 ans. Les exigences sur le fond sont au nombre de deux : « être né libre et de bonnes mœurs ». La première est un peu désuète dans notre monde moderne mais elle conserve tout de même la valeur symbolique du libre arbitre et de la volonté individuelle et de la liberté personnelle. La seconde est d’ordre strictement moral, à savoir l’honnêteté, la franchise et l’exemplarité.

Rejoindre la Franc-maçonnerie se fait au fil d’une procédure en 3 étapes :

 - 1ère étape: la candidature

Il s’agit de l’acte de candidature en elle-même. La phase des enquêtes porte le nom de deuxième étape. Le passage sous le bandeau, rencontre organisée entre le candidat et l’atelier dans lequel il postule, se nomme troisième étape. Chaque étape fait l’objet d’un vote des frères de l’atelier et seules les candidatures ayant fait l’objet de trois tours de scrutins favorables permet à un candidat de rejoindre l’obédience régulière maçonnique française qu’est la Grande Loge Nationale Française. La démarche entreprise par un candidat pour rejoindre la Franc-maçonnerie est donc rigoureuse, longue et lente. Cela répond à la nécessité d’un travail qui se met en place dès le stade de la 1ère attache. On n’entre pas en maçonnerie comme dans un club de sport ou de rencontres. La démarche maçonnique n’est pas de même nature, il s’agit d’un engagement spirituel et fraternel. Il est donc nécessaire de se connaître avant de se reconnaître comme frère pour éviter à chacun.

- 2ème étape : les enquêtes

Il s’agit de plusieurs rencontres entre le candidat et un membre de la Franc-maçonnerie sous la forme d’un entretien à la fois approfondi et informel. Par un échange réciproque, le candidat se fait une meilleure idée du groupe qu’il souhaite rejoindre et le représentant désigné par la Loge pour se forger une meilleure idée du candidat et notamment de comprendre ses attentes. Ces entretiens font l’objet d’un rapport entendu par la Loge qui conduit à un scrutin. Seul un vote favorable des frères de la loge permet de passer à l’étape suivante.

- 3ème étape : le passage sous le bandeau pour certains rites

Le candidat  est introduit dans la Loge dans laquelle il postule, les yeux bandés afin de lui permettre de se concentrer sur les réponses qu’il donnera aux questions qui lui seront posées et de garder secret la composition de la Loge. La discrétion est une qualité maçonnique fondamentale. Le troisième tour de scrutin aura lieu à l’issue de cette audition.

Etre Franc-Maçon, combien ça coûte ?

Une Loge se réunit en moyenne une à deux fois par mois, en général 10 fois par an. Un Franc-maçon doit disposer de sa soirée, à raison d’une fois par mois. Un Franc-maçon s’acquitte d’une cotisation annuelle dont le montant est identique pour chacun des membres et fixé par décision d’assemblée générale. Cette cotisation est destinée à subvenir aux besoins matériels de l’association. Un Franc-Maçon doit acquérir les décors de son grade. Chaque tenue est suivie d’un repas pris en commun, nécessaire et important du travail maçonnique.

 

DEVENIR FRANC-MAÇON

La Franc-maçonnerie est une société initiatique traditionnelle et universaliste. Les valeurs de spiritualité, fraternité et solidarité portées par la Franc-Maçonnerie sont des notions inscrites elles aussi dans la durée et la permanence.

La recherche de spiritualité, le désir de perfectionnement de soi, la fraternité, l’universalité, la tolérance, l’éthique, l’éveil des consciences, la réflexion métaphysique, la solidarité  sont les centres d’intérêt qui conduisent en général à la porte des temples de La Grande Loge Nationale Française.

Dans un monde parcouru par de multiples bouleversements, culturels religieux et sociaux, la Franc-maçonnerie représente une proposition de répondre aux questions que tout homme peut se poser.

Qu’est que l’initiation ?

On nomme Initiation, la cérémonie de Réception. Au sens où nous l’entendons, initiation vient du mot latin initium (commencement). Initier un homme, c’est déclencher en lui une sorte de mécanisme initial, point de départ d’un travail intérieur.

La cérémonie se déroule selon un certain nombre de rites dont la signification est symbolique, encore que verbalement expliquée. Leur archaïsme ne prête nullement à sourire mais il marque opportunément, au contraire, l’antiquité de notre Institution, et « moderniser » ces rites équivaudrait à refuser notre histoire, à renoncer à nos lettres de noblesse. Ici encore se marque la différence qui sépare la Maçonnerie Régulière de celle qui a déserté les voies de la Tradition.

Le passage à un grade ou degré supérieur a conservé le nom opératif « d’augmentation de salaire ». La notion de travail est permanente en Franc-Maçonnerie.

Comment cesse-t-on d’être franc-maçon ?

Il est loisible à un Franc-Maçon de donner sa démission. Il n’a même pas à la motiver et peut le faire à tout moment.

On peut également cesser d’appartenir à l’Ordre par effet d’exclusion, si l’on contrevient aux règlements généraux que l’on accepte librement lors de son entrée. Il s’agit alors d’une peine disciplinaire, en raison d’un acte d’indignité dans la vie privée ou d’une infraction proprement maçonnique.

 

 

 

La franc maconnerie dapres ses documents secrets
Rose-Croix et Franc-Maçonnerie

Pour un non-initié, les Rose-Croix et les Francs-Maçons ont en commun d’appartenir à une école de pensée, à une société secrète, voire même à une “secte” ésotérique ayant le même genre de préoccupations. Il est un fait que ces deux organisations ont des liens traditionnels et historiques, au point que certaines obédiences maçonniques spiritualistes comportent toujours le grade de Chevalier Rose-Croix.

En 1824, Thomas de Quincey publie dans London Magazine un article intitulé « Historico-Critical Inquiry into the origins of the Rosicrucians and the Freemasons », où il indique que la Franc-Maçonnerie n’est ni plus ni moins que le Rosicrucianisme modifié par ceux qui l’ont introduit en Anglererre. Que faut-il en penser ?

1. Un ésotérisme commun

Sur le plan historique, la Franc-Maçonnerie est née en Angleterre au XVIIIe siècle. Sans procéder directement de la Rose-Croix qui fleurit au siècle précédent, elle se développe dans un terreau préparé par le Rosicrucianisme. Quelques années après sa naissance, la Franc-Maçonnerie intègre d’ailleurs un grade de « Chevalier Rose-Croix », puis en vient même à créer plusieurs mouvements rosicruciens. Sans se livrer à une analyse exhaustive de l’ensemble de ces mouvements et de leurs doctrines, il est intéressant d’évoquer quelques groupes dans lesquels les deux Ordres se sont côtoyés au cours des siècles passés.

A la Renaissance, l’Europe recueille tout un héritage ésotérique venant de l’Antiquité. L’alchimie, la kabbale, l’astrologie et la magie connaissent un grand développement dont le Rosicrucianisme marque l’aboutissement au XVIIe siècle. Ce siècle est aussi en proie à une véritable crise morale. En effet, les progrès de la science ébranlent les fondements de l’Occident chrétien et la religion perd une partie de son autorité. Il s’ensuit un déchirement conduisant aux guerres de religions. Chacun se réfugie dans l’intégrisme et le fanatisme, et l’Europe est bientôt à feu et à sang. Certains se plaisent alors à rêver à une grande Réforme alliant ésotérisme, religion et science, pour amener l’humanité vers une ère de bonheur, de fraternité et de paix. Ces idées se cristallisent autour du mouvement rosicrucien, dont les Manifestes sont lus par tous les penseurs d’Europe. Beaucoup souhaitent s’associer à ce projet. Hélas, cet élan est bientôt brisé par la guerre de Trente Ans.

Une loge au XVIIIe siècleAu XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie reprend ces idées de Réforme en Angleterre. C’est ce qui explique pourquoi certains auteurs, comme J. G. Buhle en 1804 ou Thomas de Quincey en 1824, voient en elle une émanation de la Rose-Croix. Certes, on ne peut souscrire totalement à ce point de vue. Cependant, force est de constater que les fondateurs de la Franc-Maçonnerie s’inscrivent dans la mouvance rosicrucienne anglaise du XVIIIe siècle. Cela dit, on trouve dès 1638 une référence aux relations entre les deux mouvements dans The Muses, un poème d’Adamson publié à Edimbourg. Ce texte indique : « Car nous sommes des Frères de la Rose-Croix ; nous possédons le mot de Maçon et la double vue ». Quelques années plus tard, le 10 octobre 1676, le Poor Robin’s Intelligence publie une notice indiquant que « l’Ancienne Fraternité de la Rose-Croix, les Adeptes de l’Hermétisme et de la Compagnie des Maçons Acceptés, ont décidé de dîner ensemble ». Ce lien sera encore souligné dans un article du Daily Journal du 5 septembre 1730 qui indique : « Il existe une Société à l’étranger, de laquelle les Francs-Maçons anglais […] ont copié quelques cérémonies, et s’efforcent de persuader le monde qu’ils en sont issus et lui sont identiques. On les appelle Rosicruciens. » Sans être héritière de l’autre, on peut donc constater que Rose-Croix et Franc-Maçonnerie s’interpénètrent d’une curieuse manière.

Frontispice de l’History of the Royal Society – Thomas Sprat, (1667)Il faut remarquer également que les deux plus anciennes références relatant des initiations maçonniques concernent des hommes ayant été en relation directe ou indirecte avec le Rosicrucianisme. La première concerne sir Robert Moray. Elle rapporte que le 20 mai 1641, il fut initié à la Maçonnerie dans la Loge Mary’s Chapel d’Edimbourg. Il est intéressant de noter que Robert Moray, l’un des membres fondateurs de la Royal Society, passionné d’alchimie, est le protecteur de Thomas Vaughan (1622-1666). Or, ce dernier, sous le pseudonyme d’Eugenius Philalethe, est l’auteur de The Fame and Confessio (1652), traduction anglaise de la Fama Fraternitatis et de la Confessio Fraternitatis.

La seconde référence se rapporte à Elias Ashmole (1617-1692). Dans une note, il rapporte qu’il fut admis dans une Loge maçonnique à Warrington, le 16 octobre 1646. Six ans plus tard, il publie le Theatrum Chemicum Britannicum (1652), un volume qui regroupe une importante collection de traités alchimiques. Dès les premières lignes de son livre, Elias Ashmole se réfère à la Fama Fraternitatis pour mettre en évidence l’importance de l’alchimie en Angleterre. Il rappelle aussi que le premier Manifeste rosicrucien indique qu’un des quatre premiers compagnons de Christian Rosenkreutz, le « Frère I.O. », était venu en Angleterre. Outre ses nombreuses références à Michael Maïer, célèbre défenseur du Rosicrucianisme, il faut savoir que l’on a retrouvé dans les papiers d’Ashmole une copie autographe de la Fama Fraternitatis et de la Confessio Fraternitatis, ainsi que le texte d’une lettre dans laquelle il demandait son admission dans la Rose-Croix.

 

2. Maître Hiram et Christian Rosenkreutz

Si les activités de la Franc-Maçonnerie débutent au XVIIe siècle, il est généralement admis que l’acte fondateur de cette Société date du 24 juin 1717. C’est à ce moment que sont fondées les Grandes Loges de Londres et de Westminster. Mais la date qui marque le mieux la fondation de la Franc-Maçonnerie est celle qui voit la publication de la Constitution d’Anderson (1727) par le duc de Wharton, son Grand Maître à l’époque. Ce texte, présenté comme une refonte et une correction de vielles archives maçonniques, fut rédigé par James Anderson, Jean-Théophile Désaguliers et Georges Payne. Les « archives » en question sont les Old Charges, ou Anciens Devoirs, textes appartenant aux anciennes guildes de Maçons opératifs, dont les plus anciens remontent à 1390 (ex. : Regius, 1390, et Cooke, 1410). Mais plutôt que de descendre directement des anciennes guildes de Maçons opératifs (les Constructeurs) la Franc-Maçonnerie est une Société de penseurs — on parle de Maçonnerie spéculative — qui a emprunté une partie de sa symbolique aux Constructeurs.

Frontispice de la Constitution d’Anderson de 1723 (extrait)Au XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie n’a pas l’organisation que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle ne prend sa structure de base, composée de trois degrés, Apprenti, Compagnon, Maître (Maçonnerie bleue) qu’après quelques années. Elle ne comportait initialement que deux grades, ceux d’Apprenti-entré et de Compagnon. Un troisième, dit de Maître, apparaît vers 1730. Il faut attendre la seconde édition de la Constitution d’Anderson, celle de 1738, pour trouver une référence officielle à ce degré, et patienter jusqu’en 1760 pour que la symbolique qui lui est attachée, celle du mythe d’Hiram, soit vraiment admise en Angleterre (1). En France, le grade de Maître n’apparaît qu’à partir de 1744. Sous certains aspects (comme celui de la symbolique liée à la découverte du tombeau du Maître), Hiram reprend des traits de Christian Rosenkreutz. Faut-il voir dans Hiram, comme l’indique Antoine Faivre, un fils de Christian Rosenkreutz ? « Fondateur mythique lui aussi, le premier serait alors un Christian réduit à la relative abstraction dans la galerie des grandes figures hiératiques de la “Tradition” » (2).
A ses débuts, la Franc-Maçonnerie ne se présente pas véritablement comme une Société initiatique. Ses cérémonies sont d’ailleurs qualifiées de « rites de réceptions ». Le terme « initiation » n’apparaît dans ses textes que vers 1728-1730, et il ne deviendra officiel en France qu’à partir de 1826 (3). Même si le rituel propre à la Maçonnerie confère un aspect mystérieux à ses réunions, les Loges sont essentiellement des lieux où l’on pratique la philanthropie et où l’on cultive les beaux-arts. Ce n’est que progressivement qu’elle va développer un aspect initiatique et ésotérique (4). Quelques années plus tard, la structure hiérarchique des grades maçonniques s’enrichit. Le 26 décembre 1736, le chevalier André-Michel Ramsay (1686-1747), disciple de Fénelon et de Mme Guyon, prononce à la Loge parisienne du Louis d’Argent, un discours qui va entraîner l’apparition de ce que l’on appelle les hauts grades ou écossisme, c’est-à-dire les degrés supérieurs à celui de Maître (5). Dans son discours, Ramsay présente la Franc-Maçonnerie comme étant la résurrection de la « religion noachite », une religion primordiale, universelle et sans dogmes. Il ajoute que c’est par les Croisades que ce Saint Ordre a été ramené en Grande Bretagne avant de se répandre dans le reste de l’Europe.

Un initiation au grade de Maître, gravure du XVIIIe siècleBientôt, des symboles et des thèmes empruntés à l’Ancien Testament, à la Chevalerie, aux Templiers, ainsi qu’aux Sciences occultes comme l’alchimie, l’astrologie, la kabbale et la magie, stimulent l’imagination de Francs-Maçons désireux de créer des hauts grades (6). Vers 1740, ces grades vont proliférer avec une anarchie qui prendra fin en décembre 1773. C’est parmi ces hauts grades que réapparaît la Rose-Croix, en y faisant parfois figure de « grade terminal », voire de nec plus ultra de la Franc-Maçonnerie (7). Cependant, certains Maçons tentent aussi de séparer le Rosicrucianisme de la Maçonnerie pour constituer des Ordres autonomes.

 

3. L’ordre de la Rose-Croix d’or et de la Rose rouge

C’est d’abord sous les auspices de l’alchimie que la Rose-Croix va réapparaître dans la Franc-Maçonnerie. En 1710, soit sept ans avant la publication de la Constitution d’Anderson, Sincerus Renatus (Samuel Richter), un pasteur luthérien qui se disait disciple de Paracelse et de Boehme, publie La vraie et parfaite préparation de la Pierre Philosophale par la Fraternité de l’Ordre de la Rose-Croix d’Or et de la Rose Rouge… (Breslau, 1710). Il s’agit d’un traité d’alchimie qui donne en appendice cinquante-deux règles de l’Ordre de la Rose-Croix d’Or et de la Rose Rouge. Ce livre s’inspire de l’Échos de la Fraternité, par Dieu hautement illuminée, de l’illustre Ordre R.C.(1615) de Julius Sperber, ainsi que du Témis d’or, ou des lois et ordonnances de l’illustre fraternité R.C. (1618) de Michael Maier. En fait, l’Ordre décrit par Sincerus Renatus ne semble pas avoir existé. Cependant, le terme de « Rose-Croix d’Or » va connaître une certaine fortune et quelques règles présentées dans son livre se retrouveront plus tard dans les instructions du grade maçonnique-rosicrucien des Princes Chevaliers Rose-Croix.

 

 

 

Freemasons
Les Démarches pour devenir Franc-maçon

Comment devenir Franc-maçon au sein du Grand Orient de France ?
On peut être intéressé par la Franc-maçonnerie, soit parce qu’un ami vous en a parlé, soit parce qu’on l’a découverte à l’occasion de lectures ou de recherches personnelles.

Si c’est par un ami que vous connaissez le Grand Orient de France, il peut vous guider dans les démarches à faire pour être candidat dans une loge et vous accompagner dans les différentes étapes de cette candidature. Si vous ne connaissez personne, ce n’est pas un problème. Ecrivez au siège du Grand Orient (16, rue Cadet – 75439 Paris Cedex 09) et votre courrier sera transmis à un responsable maçonnique de votre région. Celui-ci prendra contact avec vous, vous rencontrera et vous assistera dans votre candidature.

A noter que toute candidature est présentée, non au Grand Orient en tant que tel, mais dans l’une des 1 200 loges qu’il fédère. La loge est en effet la cellule de base de la Franc-maçonnerie. Elle rassemble d’une vingtaine à une cinquantaine de membres. C’est dans le cadre de sa loge que le Franc-maçon vit sa vie maçonnique.

 

Quelle est la première étape d’une candidature ?
Un premier contact est pris par le président de la loge (le « Vénérable » dans le vocabulaire maçonnique). Celui-ci doit évaluer les motivations du candidat. La démarche maçonnique est assez particulière et ne doit pas être confondue avec celles des clubs politiques, clubs services (Rotary, Lions…) ou groupes ésotériques divers. Si, à la suite de ce premier échange, il apparaît que c’est bien un engagement maçonnique qui répond à l’attente et aux projets du candidat, le processus se poursuit avec trois nouvelles rencontres.

 

Comment se déroulent ces rencontres préliminaires ?
Ce sont des entretiens assez approfondis – certains les appellent « enquêtes » ! – avec des membres de la loge. Ils durent entre une et deux heures. Le but de ces échanges est de mieux connaître la personnalité du candidat, ses idées, ses aspirations, mais aussi de répondre aux questions qu’il peut avoir. Les trois Francs-maçons qui rencontrent le candidat en font ensuite un compte rendu à la loge. De même, par ces contacts, le candidat a un premier aperçu du groupe qu’il souhaite rejoindre. Une fois que chacun connaît mieux l’autre, arrive le premier temps fort de l’entrée en Maçonnerie, le « passage sous le bandeau ».

 

Qu’est-ce que le passage sous le bandeau ?
Le « passage sous le bandeau » est la présentation solennelle du candidat à la loge assemblée. Pour des raisons de discrétion, mais aussi en application de la « méthode maçonnique », la rencontre est organisée d’une manière particulière. Le candidat est introduit dans la loge les yeux bandés et c’est comme cela qu’il répond à un certain nombre de questions qui lui sont posées. C’est à l’issue de ce dialogue que la loge vote sur son admission. Le vote est positif s’il recueille plus des trois quarts des suffrages, ce qui arrive dans la grande majorité des cas.

Comment se passe l’admission ?
Là encore la Franc-maçonnerie a sa méthode. L’admission n’est pas une simple formalité administrative. Au contraire, elle obéit à tout un rituel. Selon des usages multiséculaires, l’entrée en Franc-maçonnerie se déroule sous la forme d’une « initiation ». Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle on fait passer, symboliquement, le candidat des Ténèbres à la Lumière. Nous n’en dirons pas plus car le « vécu » de cette cérémonie participe

Contact direct du Maitre LAMER: 0022995 71 29 41.
E-mail: maitrelamer@outlook.fr
www.mediummaraboutlamer.com
mediumlamer.onlc.eu
Merci et bonne visite.

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